Soeur Marie-Luc en 1972 : elle a 30 ans. Elle a été envoyée à Cabanoule avec les toutes premières fondatrices. Merci à elle d’avoir été cette pierre de fondation de La Paix-Dieu avec sa jeunesse et son enthousiasme, son courage et sa générosité dans le travail, sa fidélité dans les joies et les épreuves, son goût pour la simplicité et tant d‘autres qualités humaines et spirituelles qui font qu’avec la grâce de Dieu, une fondation peut naître, tenir, grandir et s’enraciner.

Texte écrit par SrElisabeth




Soeur Marie-Luc avait 21 ans quand elle entrait à l’Abbaye des Gardes. Deux ans après sa profession solennel, elle arriva sur les terres cévenoles pour fonder, avec d’autres, ce monastère de la Paix-Dieu. Et comme tout fondateur il restera inscrit dans la mémoire de ce lieu une trace indélébile de sa présence ! 

Je m’attacherez, non pas à reprendre les anecdotes de ce qu’elle à vécu, car ce n’est pas cela que Soeur Marie-Luc voulait que l’on se souvienne. Ce qu’elle veut nous transmettre c’est : sa raison de vivre au quotidien ? Pour en saisir le sens nous avons un indice, son nom de religieuse ! 

Marie-Luc. L’agencement féminin et masculin de ce prénom est assez inhabituel. Mais les personnages qu’ils représentent sont reconnus comme étant des personnalités attachantes, ou l’on sent la présence d’un équilibre, d’une harmonie, quelque chose de stable. Soeur Marie-Luc reflétait au fond d’elle l’image de cet équilibre qui se traduisait jusque dans le mouvement qui accompagnait ces gestes et sa manière de parler. 

Essayons de creuser un peu plus pour voir d’où lui venait cet aplomb façonné par une vie de travail, de prière et de service fraternelle ? Ce n’était pas un faux semblant puisqu’elle le reflétait, même à travers les difficultés de sa maladie ! Pour cela approchons-nous de la signification de ces noms, Marie-Luc. 

Marie : l’obstinée et Luc : celui qui donne la lumière. Quand on superpose le sens de ces deux noms ont obtient une image du Christ qui reflète assez bien la détermination et la foi de notre Soeur : « là où elle passait, elle tendait à faire le bien ».Ac10,38 Ceci était la raison de vivre de notre Soeur Marie-Luc ! 

Aujourd’hui comme à chaque fois que nous apprenons la mort d'un être cher, nous sommes, qu'on le veuille ou non, amenés à marquer un temps d'arrêt dans nos vies. Ce soir, quand nous allons nous séparer, nous allons repartir différents ! Quelque chose ne sera plus comme avant et nous allons devoir reconstruire notre présent dans l’espace laissé par son absence. 

Soeur Marie-Luc, était bien consciente de cela, et son intention des derniers temps était de vouloir faire de l’événement de sa mort, comme un dernier don de vie ! Par là, elle veut de nous dire, ne regarder pas où je suis, mais regarder vers Celui qui m’a destiné à vivre dans l’Amour même de Dieu ! 

Soeur Marie-Luc nous te disons, merci

Au nom de la communauté, merci à tous de votre présence : à vous les membres de sa famille, les amis, les membres de la Clède ! Merci à tous ceux et celles qui ont accompagné notre Soeur Marie-Luc de leurs prières ; merci aussi aux personnels soignants, à notre soeur infirmière et à celles qui l’on aider et entourer dans le quotidien de ces derniers temps ! 

Nous sommes donc rassemblés autour de notre Soeur Marie-Luc. Et nous allons célébrer ensemble l’Eucharistie. L’eucharistie c’est une Action de grâce au Seigneur qui nous donne la vie éternelle. Par cette Eucharistie, le Christ se rend présent et aujourd’hui il vient lui-même nous consoler, en nous disant : ne craignez pas, Soeur Marie-Luc est entrée dans le mystère de la Vie de Dieu.

Homélie faite  par le Frère Emmanuel pour la messe des funérailles de SrMarie-Luc

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